La poésie moulant la réalité à ses désirs de rêveries n’est pas la platitude d’un quotidien parfois morose. Il m’a paru absurde d’aligner des mots sans parler d’amour, de vie et d’émotion.
Les règles rigoureuses de la grammaire m’ont toujours fait bailler, trop éloignées de la rêverie et de la poésie. Ecrire des poèmes, c’est livrer son coeur, se mettre à nu, montrer qui l’on est vraiment.
Mais ce n’est pas suffisant.
Ecrire des poèmes doit créer aux lectures des sentiments doux et puissants aux lecteurs, réveiller en eux des émotions semblables à des chants d’oiseaux et multiplier par mille l’envie de vivre.
Permettez-moi pour terminer de citer Apollinaire et Anatole France.
« Douce poésie ! Le plus beau des Arts. Toi qui suscitant en nous le pouvoir créateur nous met proche de la divinité. »
G. Apollinaire.
Excellent pour l'égo parfois atrophié du poète de méditer sur cette splendide phrase d'Anatole France.
« Les poètes nous aident à aimer : ils ne servent qu'à cela. Et c'est un assez bel emploi de leur vanité délicieuse. »
Anatole France
Rideau !
